Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 08:57
Bon j'ai un peu de retard mais bon excusez ma légère flemme après mon noël sur le dancefloor Tokyoïte.
Je vous souhaite donc tous un joyeux Noël, avec tout plein de cadeaux. Moi je vais essayer de vous offrir une petite immersion totale (ouh là c'est que je me la joue reporter de tv) de mon Noël à Tokyo.

Voilà, la soirée du réveillon arrive, je me demande bien quoi faire car je suis assez seul. Aller dans un bar ?  M'offrir une petite sortie en boîte ? Dormir tranquillement ? Discuter sur msn ?
J'étais en train de réfléchir sagement devant mon ordinateur quand soudain, je reçois un message d'un site où je suis inscrit pour avoir des correspondant du monde entier. C'est une japonaise, on engage la conversation et elle finit par me dire que l'on pourrait se voir et qu'elle va à Shibuya. Vous savez là où il y a le fameux carrefour avec plein de personnes, c'est un des endroits les plus célèbres de Tokyo. D'accord je lui dis, je peux venir en métro (je ne la connais pas je précise). Enfin un truc à faire ! Je prends donc le métro tout en lui envoyant des e-mails sur son téléphone portable (les sms n'existent plus depuis longtemps au Japon). Je ne sais pas pourquoi les trains furent aussi lents mais bon, je finis par arriver à Shibuya, près de la statue de Hachiko (un chien loyal qui attendait son maitre tous les jours à la gare). D'abord l'attente fut longue, je ne sais pas où elle est et en plus on dirait quemes e-mails ne passent plus. M'aurait-on posé un lapin ? Non ! Ouf voilà qu'apparemment une toute petite japonaise se dirige vers moi, répondant à la description donnée. Lunettes, couettes, blouson noir, mini-jupe recouvrant des bas mauves et bottes noires. Un peu gothique-punk sur les bords, sans exagération. Bref on va d'abord dans un pub que je connais, toujours grandement fréquenté. On parle, je m'enfile deux demi-pinte de Guinness (bon ça va hein, qui ne boit pas à Noël ?). Elle, commande des frites, que l'on mangera à deux (oui ça mange pas beaucoup les japonaises). Elle commence déjà à chanceler au bout de deux bières. On en arrive plus tard à discuter de la fameuse boîte électro de Shibuya : le Womb. Elle veut absolument y aller ce soir, alors qu'à priori elle devait prendre le train avant minuit. Oui car les trains de Tokyo ne circulent plus entre minuit et 5 heures du matin (c'est pareil à Paris me semble-t-il). Ce qui force, si tu es un peu loin de chez toi, à faire la fête toute la nuit.
Bref, à minuit nous allons donc au Womb. 1500 yen l'entrée (environ 10 euros), ce n'est pas très cher pour Tokyo mais la discothèque n'est ouverte que sur 1 étage dans la salle la plus petite dite du "lounge".
Dommage ! Les autres étages sont énormes et font vraiment penser au mega boîtes que l'on voit dans les films ! House music en fond, nous prenons notre boisson gratuite ce qui ne manquera pas de fatiguer la petite japonaise. Auparavant un jeune-homme m'aborde, c'est un québecois, il parle donc français avec le fameux accent et me parle un peu de ses aventures. Il a voyagé partout en Asie, a appris le japonais et habite en Corée du Sud : "C'bien là-bas t'vois, tout est pareil qu'ici mais deux fois moins cher". Je lui parle de la thaïlande : "Ah oui c'bien aussi là-bas". En passant, j'évite d'expliquer que je viens de la Réunion car à chaque fois ça prend dix minutes pour que les gens comprennent en boîte. Je rencontrerai deux australiens aussi, dont un qui fait du surf. Un japonais est déguisé en Cerf, quelques japonaises en mère-noël bien sexy.
Mais je dois absolument vous parler de ce spécimen, à qui je n'ai pas parlé mais qui m'a bien fait rire en l'observant. Je ne sais pas d'où il vient. Il était seulement venu pour draguer des japonaises et s'était mis en débardeur bien moulant qui laissait entrevoir ses tatouages et ses poils virils. Il reste debout, danse un peu avec son verre à la main, fait un mouvement de l'autre main un peu ridicule et attaque sa proie dès qu'il en repère une. Il a fait ça toute la soirée. Probablement désireux d'aller s'envoyer en l'air dans le "love hotel" le plus proche. Mais voilà le sexy boy n'est pas si habile que cela et va se heurter à l'hypocrisie très imaginative des japonaises. En plus, il n'est pas dans le bon coin, pour draguer des japonaises en mal de gaijins sexys (ou non) il faut aller à Roppongi, cet enfer de boîtes, bars, gogo bars cachés (non non on est pas retourné à Bangkok) dont la faune est constituée à au moins 50% de gaijins. Le plus drôle sera celle avec laquelle il est allé le plus loin, elle fini pas s'éclipser furtivement et lui cherchant comme un con, fini par sortir vu l'heure tardive. Il est alors 4h30 du matin.
La japonaise avec qui je suis venu, a pour la plupart du temps, dormi sur le canapé ! La musique cesse à 5 heures, on s'en va, retrouvant le froid des petites ruelles de Shibuya et on se sépare car nous n'allons pas dans la même ligne de métro. A la prochaine !
Arrivé chez moi il est 6 heures, Je n'ai qu'une envie, dormir, dormir, dormir... Hein ? mince il est 4 heures de l'après-midi, fais ch***  il y a déjà plus de soleil !!!

Joyeux Noël !
Par Rom B.
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 06:16
http://img695.imageshack.us/img695/8827/dsc01255c.jpghttp://img36.imageshack.us/img36/6120/dsc01254bs.jpghttp://img695.imageshack.us/img695/9104/dsc01253i.jpghttp://img704.imageshack.us/img704/2606/dsc01251e.jpghttp://img63.imageshack.us/img63/2627/dsc01250l.jpghttp://img707.imageshack.us/img707/2217/dsc01252k.jpg

Je ne vais pas vous le cacher, mes débuts sont assez difficiles au Japon. Déjà, j'ai dû attendre 30 minutes à la douane, ils ne comprenaient pas trop ma démarche. Mais l'inspectrice, compréhensive, a fini par me faire directement un "student visa" d'un an et trois mois en me répétant "very special case". En même temps elle aura appris qu'une île française se trouve perdue dans l'océan indien. Peut-être penseront-ils bientôt à installer un consulat !
Bref, je débarque tard dans la nuit, je prends un train qui a le confort d'un métro, je me caille car je suis en t-shirt, j'ai oublié mon polaire à Taipei en pressant le pas, car j'étais en-retard (mon avion plutôt), avec 5°c au thermomètre, j'en ramène pas long. Je prends un taxi qui m'amène au metro non loin de mon "monthly hotel". Je cherche, je ne trouve pas. Mais je serai sauvé par une jolie japonaise se proposant d'elle même, à 1 heure du matin. Imaginerez-vous la même chose en France ? Elle a aussi eu du mal à trouver, faut dire que ce dédale de petite ruelle est difficilement appréhendable. Heureusement, elle peut avoir "google maps" sur son téléphone. Quand elle eut trouvé mon chemin, pas d'explications, elle m'accompagne en disant "this way" à chaque coin de rue. Ceci jusqu'à que l'on soit devant mon hôtel. En partant, elle se remémore difficilement ses cours d'anglais et arrive à me souhaiter "have a nice trip".

Ci-dessus des photos de mon appart, les vues que j'ai et une bouteille de coca "petite grosse" que l'on ne trouve qu'au Japon. Enjoy !
Par Rom B.
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 02:22
Allez, un petit direct de Suvarnabhumi où j'attends patiemment mon vol retardé de plus de 2 heures. D'abord je vais à Taipei, capitale de Taiwan, mais point le temps de souffler, encore moins de visiter vu que je ne vais transiter qu'une heure là-bas. Mais ça me tenterait bien d'y faire un tour un de ces jours.
Enfin bref, ce n'est pas la joie comme dans l'article d'avant. En plus beaucoup d'interrogations subsistent.
La compagnie China Airlines m'a fait signé une décharge concernant d'éventuels problèmes à la douane. Normal peut-être me direz-vous étant donné que je dois rentrer avec un "tourist visa" et que je n'ai pas de billet retour. En fait mon visa étudiant doit être fait sur place, au Japon. C'est normalement interdit mais toléré lorsque "l'immigrant" arrive d'un coin où il n'y pas de consulat japonais. Vous comprendrez donc que les japonais n'ont pas encore eu l'idée d'en installer un sur notre caillou perdu au milieu de l'Océan Indien.
Au passage des douanes pour rentrer dans la zone d'embarquement, je suis derrière un couple d'américains excentriques. La soixantaine. Elle porte une chemise bleue avec de grosses fleures rouges, jaunes, oranges, un mini-short et des savates. Lui porte une casquette Shingha Beer, un chemise laissant entrevoir son ventre poilu car n'ayant qu'un seul bouton fermé, un short et des sandales. Auparavant, ne trouvant pas leur chemin, ils demandaient à coup de "mai kao jai" (je ne comprends pas) au staff où aller.  Ca a dû être quelquechose en thailande...
"This is the end" disent les doors, mais ce n'est que partie remise. Mes pieds refouleront Bangkok, je le promets. Et maintenant Tokyo durant 7 à 8 mois, vraiment de grandes interrogations. Je ne serai ni véritablement touriste ni véritablement résident. J'espère que mon petit appart' sera confortable !

Suvarnabhumi : aéroport de Bangkok, prononcez "souvarnapoumi".

Et surtout n'hésitez pas à laisser des commentaires !
Par Rom B.
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